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Comment le conscient communique avec l'inconscient     le 16/04/2017

Les spécialistes s’entendent pour affirmer que le mental conscient, qui réside dans la partie gauche du cerveau, est responsable du décodage, de la pensée linéaire, de l’arithmétique, du séquentiel, du verbal, du numérique, en somme de tout ce qui touche au logique et au rationnel. C’est le mental conscient qui permet de prendre des décisions, de réfléchir, de faire des choix en ce qui concerne les activités et agissements au quotidien, d’établir des comparaisons et de faire des suppositions.

Le mental inconscient, quant à lui, correspond à la partie droite du cerveau et s’occupe des activités sensibles, émotionnelles et globales. C’est de lui que viennent nos rêveries, nos intuitions, nos aspirations. Cet hémisphère est responsable de l’esprit de synthèse, de la compréhension du langage, du traitement analogique et simultané, de l’esprit symbolique et métaphorique, etc. C’est également le lieu où se développent les mécanismes de défense et où se forment les solutions pour résoudre les problèmes. (...)

Si le mental conscient souhaite communiquer avec l’inconscient, il lui faut utiliser le même langage que lui, en l’occurrence les images et les sensations sous forme symbolique. Ainsi, la créativité, le conte, l’allégorie ou l’histoire métaphorique, qui en sont chargés, permettent d’établir la communication, donne accès au mental inconscient où il est possible de trouver réponse à nos problématiques.
Source: Michel Dufour et Lise Hovington, Analogies allégories et créativité : outils d'accompagnement et de cheminement, 2008, congrès de soins palliatifs
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Action stratégique du thérapeute     le 10/04/2017

Quand on est en hypnose et qu’on est thérapeute on est tout le temps dans une démarche stratégique. C'est-à-dire la stratégie c'est les moyens que l’on met en œuvre pour arriver à atteindre un objectif. Et donc notre travail de théorie va être de mobiliser un certain nombre de moyens pour aider un individu, un couple ou une famille à atteindre son objectif. Alors il y a l’objectif qu’il s’est fixé, lui, qu'on pourrait appeler l’objectif officiel de la thérapie et puis il y a l’objectif « officieux » qui est l’idée que l’on a nous, ou les hypothèses que l’on fait sur ce qu’il est et les difficultés qu’il rencontre. Ce sont des hypothèses que l’on pose sur la définition d’un problème.
Exemple: si quelqu'un vient parce qu’il a des angoisses, on peut faire des hypothèses, non pas des interprétations mais des hypothèses, sur ce qui l’a amené, avec ce qu’il est, lui dans sa psychologie, à être dans cette situation-là. Donc ce sont des hypothèses que l’on fait sur les apprentissages de cette personne-là, ses émotions, comment avec ce qu'il est actuellement il s’est mis en difficulté, des difficultés qui l’ont mis dans cette angoisse et cette peur de sortir.

Donc notre boulot va être double : lui ce qu’il demande c'est de ne plus avoir peur, donc ça c'est qu'on peut appeler l’objectif officiel et nous notre objectif officieux c'est comment amener cette personne-là à être un peu plus adulte dans ses relations avec les autres, comment l’aider à être un peu plus autonome vis-à-vis de ses parents, etc, etc. Mais ça bien évidemment ça reste un objet officieux. Pourquoi ? Parce qu’on n’est pas Dieu le père, parce que ce sont des hypothèses que l’on peut avoir et que ces hypothèses-là ça reste des hypothèses. On peut aussi se tromper d’hypothèse. (...)Ces hypothèses-là vont nous servir pour base de travail. Pour mettre en place des stratégies, donc des moyens pour cette personne-là à créer ce fameux changement de type 2. Ces stratégies-là vont en permanence sous-tendre notre travail avec l’hypnose.

Aujourd'hui moi en tant qu’hypnothérapeute je ne fais jamais une séance d’hypnose pour faire une séance d’hypnose. Je ne fais jamais une séance d’hypnose sans hypothèses. J’ai toujours des hypothèses sur ce qui se passe et les processus qui sont en œuvre, de sorte à aider la personne à changer des choses, tout en continuant à s’occuper de son problème officiel.
Source: Brunos Dubos, Psychiatre - Conférence: L Hypnose Ericksonnienne - AREPSY Rennes (l'extrait retranscrit commence à 1'28'10)
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L'inconscient, c'est-à-dire le bas, mais aussi le haut.     le 09/04/2017

Jung s'est emparé de l'idée d'inconscient qui dans les cercles médicaux avait une signification « désagréable ou hideuse », et il en a fait quelque chose de « grand, de très grand ». Il en a élargi l'horizon, il en a fait non seulement le réceptacle de souhaits ou de désirs inacceptables, mais aussi la source de la créativité humaine, de l'art, de la religion et de la culture. L'inconscient contient ce qui dans notre nature est le plus bas et aussi — c'est ce qu'il a soutenu — ce qui est le plus élevé. Il a consacré au monde du numineux toute une part de ses recherches et il écrivait en 1945 : « Ce qui m'intéresse avant tout dans mon travail n'est pas de traiter les névroses mais de me rapprocher du numineux. Il n'en n'est pas moins vrai que l'accès au numineux est la seule véritable thérapie » (...)
Le caractère numineux de l'expérience, écrit Jung, « consiste en ce que l'on se sent subjugué par elle ; aveu devant lequel l'orgueil regimbe, mais [qui suscite aussi] la crainte profonde que la conscience puisse perdre sa suprématie ». (...) Quand il prend fait et cause pour le numineux, Jung éveille en nous un sentiment primitif de panique et cette ambivalence que nous ressentons vis-à-vis de ce qui nous dépasse.
Source: Tacey David, « Le rôle du numineux dans la réception de Jung », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 95-111.
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Avons-nous le complexe de résistance au spirituel?     le 09/04/2017

Jung disait que « les dieux sont devenus des maladies et qu'ils sont traités par le moi moderne comme des maux du corps. L'angoisse du moi suscite une réaction défensive automatique et active les forces de résistance. Comme tout complexe inconscient, le complexe spirituel est constellé automatiquement et il est difficile à repérer. (...)
Le fait que l'œuvre de Jung suscite une rage irrationnelle - et pas seulement une critique intellectuelle - témoigne de ce que sa réception a activé un complexe. (...)Certains penseurs sont incapables de penser avec clarté dès lors qu'il est question de religion dans la société, la culture ou la psychologie. Leur pensée est déréglée par des facteurs irrationnels et elle devient maladivement réactive et fielleuse, habituellement au nom de la défense de la « science ». C'est comme s'ils réagissaient à un trauma et se défendaient contre le numineux qui serait un ennemi mortel que l'esprit doit combattre.
Source: Tacey David, « Le rôle du numineux dans la réception de Jung », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 95-111.
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Le numineux au coeur d'une certaine psychologie     le 09/04/2017

Jung ne nous interpelle pas sur la question de la sexualité, mais sur quelque chose de tout aussi fondamental et peut-être plus terrifiant : la réalité du numineux. Ce terme vient du latin numen, qui signifie « commandement », mais il fait référence à l'aspect effrayant de la volonté divine. Le numineux, c'est « ce qui prend le commandement et substitue sa volonté à la nôtre. Cette expérience est manifestement inquiétante pour beaucoup d'entre nous et elle est perturbante pour ces humanistes qui veulent croire que l'intégrité humaine dépend de notre refus de nous incliner devant une volonté supérieure, surtout si elle est invisible et inaccessible au sens commun ou à l'enquête scientifique.
Source: Tacey David, « Le rôle du numineux dans la réception de Jung », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 95-111.
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Oeuvre de Jung au prisme du fondamentalisme religieux     le 09/04/2017

Après les Lumières, la religion ne peut être intégrée par l'Occident que si elle capable d'œuvrer dans la proximité et l'alliance avec la science et la philosophie . La religion ne peut être à nouveau prise en compte que si certaines libertés et certains droits fondamentaux peuvent être garantis. Une religion qui exige une obéissance totale à des lois morales inflexibles et à des autorités religieuses ne peut être viable. L'Occident qui pense ne veut pas et ne peut pas accepter le fondamentalisme quelle que soit sa forme.
Source: Tacey David, « Le rôle du numineux dans la réception de Jung », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 95-111
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C.G.Jung: psychologie des profondeurs versus religion     le 09/04/2017

Jung (..) reconnaîtrait que la religion est plus riche, plus élaborée et, d'un point de vue esthétique, plus plaisante que la psychologie des profondeurs. Elle tire même sa force du fait qu'elle repose sur des siècles de tradition et, surtout, qu'elle est pratiquée par une large communauté (...). Il ajouterait que pour beaucoup de personnes instruites, la « religion » ne fonctionne plus, qu'elle n'a plus de crédibilité et ne parle plus un langage qui soit compréhensible. Elle ne peut donc plus être cette lumière capable de nous guider, en tout cas pas sans le secours de la psychologie des profondeurs qui peut traduire ses vérités en un nouveau langage scientifique compréhensible par tous. La religion insiste souvent sur la vérité littérale des écritures et des doctrines alors que la psychologie les considère d'un point de vue symbolique, ce qui convient mieux à la sensibilité moderne. C'est pour cette raison que la psychologie de Jung ne semble pertinente qu'à ceux qui sont postreligieux, post-traditionnels ou à ceux qui s'intéressent à la psychologie de la religion
Source: Tacey David, « Le rôle du numineux dans la réception de Jung », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 95-111.
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L'individuation chez Jung     le 09/04/2017

L'individuation est un processus, c'est tout un travail qui demande tout un temps, un work in progress, qui progresse comme il peut, et comporte deux dimensions, deux mouvements, au moins. Un premier mouvement qui consiste à se dégager, à se distancier, à se différencier d'un inconscient collectif, impersonnel dont on provient et auquel on peut toujours, bien sûr, rêver de revenir. Et un second mouvement, en fait concomitant du premier, qui consiste à établir un rapport, le plus juste possible, avec cela même dont il nous a fallu nous différencier en nous humanisant.
Source: Gaillard Christian, « Le bipède s'étonne », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 58-72.
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