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Comment fait-on pour hypnotiser une personne?     le 20/01/2019

Il est nécessaire d’établir un lien de confiance et d’avoir l’accord de la personne. Il y a donc une discussion préalable. Je suis une méthodologie selon laquelle il est nécessaire que la personne définisse un objectif, concernant un point problématique sur lequel elle désire travailler avec moi. Ensuite il y a un processus de mise en confort qui va susciter naturellement un état de transe légère, état dans lequel l’imaginaire prend de plus en plus le dessus sur les raisonnements rationnels de l’état de veille. Le cerveau passe d’un fonctionnement en ondes beta, en ondes alpha, plus lentes, voir en ondes thêta, encore plus lentes. Il existe plusieurs techniques pour induire la transe, qui peut être conduite vers des états plus profonds, mais il est possible de faire évoluer la problématique vers des solutions, même en état de transe légère. Pour créer le confort l’hypnotiseur dont manifester une attitude d’accueil, douce et permissive. Pour ceux qui n’ont jamais vécu la transe hypnotique quelques instructions sont données, comme par exemple des instructions concernant l’interruption de transe due à des événements inattendus. Pendant la transe l’hypnotisé peut sans autres parler, bouger, mais il ne le fera pas forcément.
Source: Forum Saresca
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L'hypnose pour aider les patients atteints d'Alzheimer     le 20/01/2019

Les travaux du Dr. Philippe Sol

Les troubles psychologiques et comportementaux (TCP) associés à la maladie d'Alzheimer sont malheureusement très fréquents. Un tiers des patients ont des symptômes jugés sévères. Les psychotropes (anxiolytiques, neuroleptiques, antidépresseurs pour l'essentiel), sont souvent inappropriés pour traiter ces malades car ils sont responsables d'iatrogénie (*). Les recommandations actuelles sont d'utiliser des thérapies non médicamenteuses et de les évaluer car elles peuvent souvent permettre d'éviter ce recours aux médicaments. L'objet de l'étude réalisée à Castelnaudary est d'analyser l'impact de l'hypnose sur les "TCP" lors de la maladie d'Alzheimer.

Il s'agit d'une étude préliminaire descriptive menée par le Dr Sol et toute son équipe, sur une durée de douze semaines pour des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et qui présentent des troubles comportementaux moteurs aberrants. Ces derniers profitent de séances d'hypnose hebdomadaires, lesquelles, bien évidemment ne sont entreprises qu'avec l'accord du patient et de sa famille. À l'issue, l'efficacité de cette méthode révolutionnaire dans la réduction des "TCP" et de leurs récidives sera vérifiée. Trois objectifs sont poursuivis : l'efficacité de l'hypnose dans la réduction des TCP, mais également la diminution des récidives et enfin, le baisse de l'utilisation des médicaments psychotropes. Le docteur Philippe Sol, le déclare sans ambages : "Nous avons trop tendance à croire que les patients sont enfermés dans une bulle alors que malgré la maladie ils essayent de communiquer. Notre but est de leur permettre de respecter leur trajectoire de vie. Au travers de l'hypnose nous leur donnons la possibilité d'exprimer des capacités qui existent en eux. Les patients sont vivants et être vivant c'est être en communication".

Source: P. Olive, "Le Dr. Sol à la maison de retraite", L'indépendant (2015)
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Sur les rites de passage     le 05/01/2019

"Tous, nous avons l’expérience de pages difficiles à tourner, qui ont nécessité bien trop de temps, bien trop douloureux…. On peut même avoir l’impression, parfois, d’être encore au milieu du gué, un pied ici et l’autre là, dans une ambiguïté intérieure qui suscite l’impression d’être en porte-à-faux par rapport à l’environnement. Et puis il y a aussi le passage qui s’annonce, et dont on se fait une montagne avant même qu’il ne soit là.

Or il est possible de revenir sur les passages mal bouclés ; de rendre sa fluidité à un passage en cours ; ou même de se préparer au prochain passage encore à venir. Il ne s’agit pas d’anticiper ce que l’on vivra, c’est impossible ! Mais il peut être grandement aidant de savoir, par expérience, comment se structurent et s’enchaînent les étapes d’un passage, quelles sont les précautions à prendre et les risques à éviter."
Source: Tony Khabaz, Rites de passage et bien-vivre, 2016
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L'hypnose entre magie et science     le 12/08/2018

(...) Sigmund Freud a proposé l'hypothèse d'un inconscient indifférent à la suggestion, ce dont témoigneraient les « résistances » du patient. Toutefois, rien ne s'est produit ici de décisif qui aurait permis de faire la différence entre une fiction d'autant mieux consentie par le patient qu'elle est parée des atours de la « résistance » et ce qui serait la vérité du psychisme, enfin stabilisée de manière fiable. La technique psychanalytique ne peut pas non plus se prévaloir d'une efficacité privilégiée qui, seule, aurait pu valablement conférer à l'inconscient, et à lui seul, le privilège d'expliquer « la multiplicité exotique des modes de guérison ». En dépit de sa volonté affichée de « faire science », la psychanalyse n'aurait été qu'un artefact de plus.
Ce que visent des protocoles d'expériences toujours plus sophistiquées, c'est à stabiliser un savoir sur le psychisme humain, savoir qui pourrait être obtenu à l'insu des sujets soumis à l'expérience. Mais ce qui apparaît en fin de compte aux observateurs les plus avertis, c'est que, loin d'être dupés par les protocoles expérimentaux, les cobayes humains excellent au contraire dans l'art de répondre aux attentes les plus masquées des expérimentateurs. Alors, tout ne serait-il finalement que suggestion, artefact?

A propos du livre d'Isabelle Stengers, 2002.
Source: Magali Molinié, revue Sciences Humaines, 2003 (les troubles du moi)
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Hypnose. Savoir attendre pour que la vie change     le 12/08/2018

Hypnothérapeute après avoir été psychanalyste, François Roustang considère que l'essentiel dans la relation thérapeutique est de trouver un point d'appui à partir duquel induire le changement. Tout en conduisant ses patients, F. Roustang leur laisse toute liberté, y compris celle de ne pas vouloir changer. Chez le thérapeute, il préconise « l'indifférence au succès » qui, loin d'être une absence, redonne le pouvoir au patient. « Pourquoi le thérapeute devrait-il vouloir des succès auxquels ses patients ne tiennent guère ? », interroge-t-il, soulignant l'ambiguïté de bien des demandes de soins.

Dans sa pratique de l'hypnose, il insiste sur le renoncement à tout diagnostic, interprétation des symptômes et des résultats : « Ce que viennent chercher les patients, c'est l'autorisation de transformer leur existence. » Au thérapeute, qu'il compare à un notaire, de faciliter cette prise de risque par sa présence qui nécessite ce qu'il nomme « l'impersonnalité », la « condition de l'invention et de la réinvention de l'existence, ce que nous appelons le changement ». Renonçant au pourquoi et à la réflexion, et chez le patient, à la rumination, il explique sa conception de l'hypnose comme une mise en mouvement, et récuse le soupçon de « mise en conformité » que certains psychanalystes jettent sur elle. Les transformations induites par la « transe » font place à l'action comme remède au mal-être et à la souffrance. « Surtout ne pas penser, laisser la vie multiforme nous conduire », suggère-t-il.
Source: Martine Doriac, Revue Sciences humaines 2006 (Qu'est ce que l'amour?)
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Maigrir, manger moins     le 09/07/2018

Quand la nourriture est consommée en quantités exagérées, parce qu'une pulsion irrésistible entre en jeu, qui est plus forte que la volonté, un travail en profondeur avec l'inconscient s'impose, si on veut changer ça. Mais il faut commencer par considérer que cet inconscient est un allié, non pas un ennemi.

Ce n'est pas gagné d'avance, car dans l'inconscient, effectivement, se trouvent aussi des aspects sombres. Il faut savoir que dans l'hypnothérapie on laissera de côté ces aspects sombres et on ne fera appel qu'à la capacité de l'inconscient de travailler pour le bien de la personne.

Le contrôle de l'appétit peut se faire selon un procédé connu comme "anneau gastrique virtuel", c'est-à-dire qu'après la pose de l'anneau, que la personne voulant maigrir va sentir un changement dans son corps, lié au fait que son estomac a rétréci. Ceci peut avoir lieu parce que l'inconscient, dans son aspect bénéfique, a accepté l'existence de l'anneau. L'inconscient focalisera davantage sur la présence de l'anneau que sur les motivations autrefois prévalentes, qui provoquaient l'impulsion à se ruer sur la nourriture. Le changement dans les habitudes alimentaires peut ainsi se consolider et la personne perdre du poids, de façon durable, sans avoir à faire un régime de privation.

Sinon, je pense qu'on peut aussi travailler sur un aspect de la prise exagérée de nourriture qui consiste à opposer un état d'insatisfaction qui fait régresser vers l'inconscience et l'absence de contrôle du comportement à un autre état, qui serait qui serait le stade de conscience correspondant à la résolution du stade oral, selon Freud. Ce qui est significatif, ici, c'est que la pulsion qui porte à assouvir des besoins urgents par la nourriture, alors qu'elle est primaire chez le nourrisson, devient secondaire chez une personne qui a dépassé le stade oral, parce qu'elle utilise l'organe de la bouche aussi pour parler, et notamment pour dire des choses la concernant. C'est un peu plus difficile à mettre en pratique que l'anneau gastrique virtuel, mais je propose quand même cette idée à ceux qui viennent me consulter, qui consiste à sortir de l'inconscience en se mettant à parler de choses importantes, celles qu'on avait oublié de dire. Peu importe lesquelles.

Il y a un troisième aspect concernant le besoin excessif de manger, qui, selon l'ethnopsychiatre Geza Roheim, serait lié à un fantasme de dévoration, que l'on retrouve dans les mythes et les cultures, et qui supporte même certaines pratiques de cannibalisme, ce qu'on retrouve également dans les contes de fées européens, avec des ogres et des ogresses qui mangent les enfants. Pour ce qui concerne des individus modernes, on peut traduire cela en termes de projection qu'une personne fait sur la nourriture de la présence réelle d'un ennemi, ou d'une force hostile qui causerait des problèmes dans sa vie. Cette projection suppose que l'attention soit concentrée sur l'objet, comme menaçant. De ce fait, si la nourriture est avalée, ce qui était menaçant disparaît totalement, d'un coup. Et ce serait bien, si cet acte permettait à la personne de se sentir soulagée de manière durable. Le problème est que cette projection peut se reproduire encore et encore. Le besoin de manger alors est sans fin. Dans ce cas c'est la relation conflictuelle qui doit être traitée pour que la personne puisse trouver un état de sécurité intérieure.

Source: Forum Saresca Hypnose
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L’émergence se produisant à la limite entre ordre et chaos     le 18/05/2018

Un groupe d’analystes jungiens contemporain a dégagé certaines dimensions de l’émergentisme moderne implicites dans les théories de Jung. Cette approche s’est révélée fructueuse et a permis en particulier une relecture et une réévaluation de la théorie jungienne à la lumière des neurosciences contemporaines et des théories actuelles de l’attachement. Ainsi est-on amené à considérer les archétypes comme des propriétés émergeant des interactions de l’ensemble corps-esprit, de l’environnement naturel et culturel et de certaines formes de récit ; ils sont repensés en tant que « règles épigénétiques » à l’œuvre au cœur même des emboîtements multiples et des divers niveaux des systèmes complexes.

On sait que dans les systèmes complexes l’émergence a le plus de chance de se produire à la limite entre l’ordre et le chaos : trop d’ordre engendre la rigidité, alors que trop de chaos est destructeur. L’action thérapeutique qui vise à favoriser l’émergence devrait donc évidemment s’orienter vers cette limite, à considérer non pas comme un but à atteindre, mais bien plutôt comme un gouvernail qui permettrait de piloter le couple thérapeutique.

De plus, les transformations du champ interactif peuvent être d’intensités très variables. Elles peuvent passer d’une réorganisation soudaine d’une grande intensité – comme dans les phases de transition associées à « un moment de rencontre » (...) Je propose d’utiliser le terme de « moment de complexité » pour rendre compte des possibilités archétypiques propres au champ lui-même. Cette expression est empruntée à Marc C. Taylor

Taylor a observé l’émergence d’une culture en réseau en pointant la forte croissance du changement, c’est-à-dire l’accélération des transformations engendrées par l’extension des connexions entre les choses (les gens, l’information, les disciplines, etc.). Plusieurs éléments de sa définition des moments de complexité peuvent nous aider : « le point de bascule » où le plus devient différent ; le point où des systèmes autonomes d’organisation émergent pour créer de nouveaux patterns de cohérence et de nouvelles structures de relations. Je suggère que ces moments sont eux-mêmes structurés autour de potentialités archétypiques qui commencent à se consteller. Ces moments de complexité sont intimement liés à certains moments de décision où « certaines possibilités sont actualisées et d’autres sont abandonnées ». C’est le cas par exemple quand, dans le travail thérapeutique, nous faisons le choix d’intervenir, ouvertement ou non, et si nous le faisons, d’intervenir de telle ou telle manière, alors, précisément à ce moment-là (c’est-à-dire avec la conscience du kairos en tant que qualité psychologique d’un moment) nous altérons le flux du champ.

(...) Un moment de complexité incluant une tierce personne, et ceci sans que ni elle ni moi n’en ayons eu conscience sur le moment. C’est pourtant dans ce moment énigmatique que se trouvait la clé de l’action thérapeutique dans le sens jungien de ce terme, puisque s’ouvrait une voie vers le numineux susceptible de générer la transformation.
Source: Christian Gaillard et alii, Archétypes et/ou fantasmes originaires Une rencontre et un débat entre analystes freudiens et analystes jungiens, Cahiers jungiens de psychanalyse 2011/1 (N° 133)
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L'empathie, union dans la distinction     le 18/05/2018

« Le deuil d’autrui et sa colère n’ont jamais exactement le même sens pour lui et pour moi. […] Si je peux, par un mouvement d’amitié, participer à ce deuil ou à cette colère, ils restent le deuil et la colère de mon ami Paul. » 

La limite de la participation à ce que vit autrui, la part d’incommunicabilité des expériences, se révèle plus particulièrement dans le registre affectif. Le monde commun nous affecte, mais la tonalité des affections est différente. Je participe à l’expérience du monde d’autrui, mais non à la qualité des effets que le monde produit sur autrui. Si je puis être affecté par ce qui arrive à autrui, je ne participe pas à son affect : il peut y avoir affection mutuelle, mais non participation. Il y a bel et bien une séparation entre mes affects et ceux d’autrui, et cette séparation vaut différence.
Source: Agata Zielinski, Chair et empathie : Quelques éléments pour penser l’incarnation comme compassion, revue Transversalités 2009/4 (N° 112)
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