Hypnobulles

Hypnobulles de Saresca

Site de Saresca
Forum Saresca Hypnose
Twits
Essayez le test
recherche

Rechercher dans le site:

Page :  1    2    3    4    5    6    7    8    9    10  

Bien réagir en cas de coup dur?     le 06/11/2017

« Vous n’avez pas le choix ! » Que c’est dur d’entendre cette phrase et d’avoir à faire face à une situation qui nous déplaît, mais que nous n’avons pas la possibilité d’éviter.

La perte de confort se profile comme imminente quand des faits graves viennent nous déranger dans le petit monde fait à notre mesure, dans lequel nous avions réussi à nous sentir bien. Le désagrément est encore plus fort du fait que nous ne vivons pas dans une culture du fatalisme et de la résignation, mais qu’au contraire, autour de nous, c’est toujours le même refrain que nous entendons, celui qui dit que nous sommes modernes, donc libres de choisir selon nos préférences.

Et pourtant cela ne marche pas à tous les coups. Il y a des situations où simplement il s’agit de suivre des directives qui viennent de plus haut. Il y a des accidents qui font que la santé est atteinte. Il y a la liberté des autres, hors de notre contrôle, qui parfois blesse même involontairement.

Admettons que nous soyons en séance d’hypnose. J’essaye de me situer en empathie avec vous, dans cette difficulté récente, insurmontable : vous n’avez pas le choix et vous en faites une maladie, au sens d’une souffrance psychologique.

Que puis-je faire pour vous dans ce cas, pour vous aider à mettre en cours une dynamique plus positive, sans me limiter, comme feraient d’autres, à proposer les phrases de consolation censées adoucir le malheur en le relativisant ?

Car il y a des situations où il ne suffit pas de vouloir changer les idées en relativisant. Et je dirais même que le problème consiste justement dans le fait que la situation inconfortable elle-même est provoquée par une sorte de fatalité conduisant à une nécessité de relativiser qui ne nous laisse pas le choix. Ce changement est commandé par une autorité externe et non pas une nécessité ressentie comme intérieure. Aucun remède n’est donc apporté avec cette phrase de consolation, qui en réalité n’est qu’une phrase de description du monde dévasté dans lequel se meut celui qui souffre. L’injonction à relativiser ne fait rien d’autre que de remuer le couteau dans la plaie.

Parlons donc de la méthode hypnotique. Elle consiste à retrouver l’état d’enchantement préexistant à l’accident. Qu’est-ce que cela ? Cela signifie que le confort mental, en temps ordinaire, suppose que nous vivions dans l’enchantement de nos propres croyances organisées en système. A ce stade ça roule, c’est fluide et il n’y a aucune nécessité à mettre en question un système qui fonctionne en le relativisant. Mais l’accident survient comme un grain de sable dans un engrenage, grippant le fonctionnement de toute la machine. Ceci se passe dans l’immatériel des croyances, qui perdent leur lumière et que nous devons réexaminer pour savoir si nous pouvons les garder ou si nous devons les éliminer, après les avoir relativisées. C’est un travail qui pourrait sembler interminable, puisque nous avons des centaines, voire des milliers d’idées et de représentations.

Le désanchantement des croyances c’est la perte de leur lumière. A ce stade une personne est vulnérable et elle risque fort de succomber à la domination de tiers, en particulier si l’absence de choix relève de directives élaborées par un système de pouvoir qui a une prise sur la vie de cette personne, quand, dans la vie professionnelle il y a des chefs dont le système de croyances n’est pas attaqué et quand ces chefs se complaisent dans leur posture de dominants. Ou quand dans la famille il y a des personnes qui tiennent cette capacité à manipuler en déstabilisant.

Combien de fois cette perte de l’autorité intérieure est survenue chez des personnes qui vivent des pressions dans leur milieu professionnel, voire dans leur milieu familial ? Combien de fois la santé n’a pu être retrouvée qu’après un changement d’emploi, un divorce ou une séparation ?

Chaque cas est particulier, mais dans le cadre d’une séance d’hypnose il me semble intéressant de travailler sur la notion d’enchantement et de luminosité du système de croyances, suite à un coup dur. Sans chercher à analyser de près la configuration de l’enivronnement où se trouvent ces éléments impondérables, difficiles à intégrer, qui obligent à une relativisation du mode de penser, il s’agit de viser une seule chose, un peu de confort psychologique en retrouvant quelque part, dans un lieu intérieur, une zone protégée où l’enchantement peut à nouveau reprendre de la vigueur.
Source: Forum Saresca Hypnose
Commentaires

En cas de stress     le 04/11/2017

Si vous souffrez d’un problème lié au stress comment pourrriez vous tirer parti d’une séance d’hypnose adaptée à améliorer votre situation ? Je vous répondrais que tout dépend de la manière dont vous allez m’expliquer plus en détail votre problème, si vous venez me consulter. Car il n’y a pas de suggestion hypnotique qui puisse avoir lieu sans que j’aie un minimum d’informations concernant votre état et les changements que vous désireriez apporter en tant que "remèdes" à une souffrance. Si ce qui vous procure de l’inquiétude est un état de stress qui ne vous lâche que difficilement, il est probable que je m’en irai explorer avec vous précisément ce point, qui est ce que vous ressentez au moment où le stress enfin vous lâche. La sensation de liberté et de légèreté caractéristique de l’absence de stress, comment peut-on la rendre plus consistante, de sorte à ce que le stress revienne moins facilement ?
Comme j’ai ma petite idée, je vais vous l’expliquer, même si je pense que l’idée en soi, si vous la comprenez, n’ait pas un effet vraiment thérapeutique, car pour cela il faudrait plutôt vivre un échange en séance d’hypnose. Mais le mécanisme est le suivant : quelqu'un qui souffre de stress n’a qu’une envie, c’est de trouver un moment de calme dans sa vie. Il est pressé par cette envie, c’est quasiment inévitable.
Que va-t-il donc se passer lorsqu’enfin arrivent les vacances ou le week-end ? Ou même losrqu’arrive l’heure d’aller se coucher ou de s’affaler devant la télé ? Quand cette personne arrive enfin à baisser de régime, elle entre spontanément dans un état hypnotique. Laissons tomber l’hypnose devant la télé, puisqu’il s’agit d’une situation où la personne accepte de se laisser influencer par des suggestions qui proviennent de cette source médiatique. Un enjeu de taille serait de choisir les bons programmes, dans l’idée que les suggestions contenues pourraient l’affecter positivement, en combattant et diminuant la sensation de stress. Dans les autres cas, la plongée spontanée dans l’état d’engourdissement hypnotique est juste une sorte d’évacuation des tensions endurées durant la période où il a fallu faire face à toutes sortes de défis dans la vie active. Ce processus peut prendre 5 minutes ou 5 heures, voire 5 semaines. Certains mettent beaucoup de temps à s’endormir à cause de cela et auront des nuits de sommeil très courtes, quand le réveil est activé et qu'une nouvelle journée de travail se profile le lendemain. Ils risquent fort d'arriver au travail diminués, ce qui risque d’accroître la souffrance liée au stress, dans une sorte de spirale descendante vers le burn out.
Ce que l’hypnothérapeute peut proposer c’est donc une stratégie pour aider ces personnes à sortir d'un cercle vicieux. Il doit trouver une ou plusieurs suggestions, adaptées, permettant à ceux qui souffrent de stress de reprendre en main la situation.
Je commencerais donc par explorer ce désir de se vider de toutes les tensions qui vient inévitablement assaillir une personne très stressée. Et je ferais la suggestion de passer progressivement à un autre désir, celui d’avoir sa vie en main. Le passage d’un désir à l’autre, c’est possible, c’est faisable. Et il y a plus de chances que cela marche grâce à un accompagnement personnalisé, en séance individuelle d'hypnothérapie.
Il y a un passage nécessaire, pour désirer avoir sa vie en main, qui est de cesser de considérer qu’il faut beaucoup de temps pour se vider des tensions endurées. Ce n'est pas une réaction naturelle, c'est pourquoi elle doit être suggérée. Cette étape peut être raccourcie, afin d’utiliser les moments de détente, dans un sens plus profitable, plus sain. Il s’agit de développer l’envie d’anticiper ce qui va se passer le lendemain, en comprenant comment le corps va arriver à se mettre en action plus facilement s’il est conduit par une conscience qui est connectée, au moins un peu, aux manifestations de l’intériorité, c’est-à-dire à ces sensations internes de rythme et de pulsation, d’énergie et d’équilibre, de chaud et de froid, etc. Cette connexion ne signifie pas que la personne soit passive, bien qu’il faille, au départ, que le désir de mieux ressentir les manifestations corporelles, y compris les émotions, se mette en place dans un moment de forte détente, et je dirais même de transe hypnotique.

Source: Forum Saresca Hypnose
Commentaires

Retrouver le sens de l'espace existentiel     le 15/10/2017

Se plaçant sous l'éclairage de la phénoménologie existentielle, la géographie humaniste se veut une réponse à une géographie scientifique trop dogmatique, trop abstraite, trop mécaniste et trop étroite dans son approche. Elle met davantage l'accent sur l'étude des intentions, des valeurs et des buts d'un groupe humain donné. Son postulat central est le suivant: "l'espace vécu est le monde de l'expérience immédiate, antérieur à celui des idées scientifiques". La géographie humaniste estime donc que beaucoup d'abstractions ne sont pas forcément fondées sur les assises de l'expérience vécue.
(...)
Les procédures scientifiques qui séparent les sujets et les objets, la pensée et action, les gens et leurs environnements sont inadéquates pour analyser le monde vécu. Les humanistes pensent donc que les descriptions géographiques de l'espace ont trop longtemps négligé différentes facettes de l'expérience humaine. Le sens des lieux, les liens affectifs avec les paysages, le genius loci, les rythmes temps-espace forment autant éléments pouvant apporter un support humaniste à la géographie. La phénoménologie forme donc bien la base philosophique éclairant cette nouvelle démarche en géographie.
(...)
Antiscientiste parce elle rejette l'attitude prétendant résoudre tous les problèmes par la science. Antipositiviste parce elle s'oppose à la systématisation de la pensée humaine et à cette tendance à réduire la réalité aux lois que l'esprit peut en dégager. La phénoménologie repousse donc l'idée que la vérité et la certitude n'existent que par la science. Elle n'admet pas qu'on doive rejeter comme non valide tout autre niveau d'explication. La phénoménologie estime donc que la pensée peut atteindre d'autres vérités que celles atteintes par les lois scientifiques Elle rejette le néo-positivisme qui veut traiter les comportements humains selon des formules mathématiques. Antiréductionniste parce elle oppose toute forme de pensée visant ramener les attitudes humaines aux lois de la physique.
(...)
La démarche phénoménologique apparaît comme non conventionnelle et non conformiste parce qu'elle pose des questions à l'inverse de la démarche dite scientifique. Ce qui importe, c'est de révéler la nature de l'expérience humaine plutôt que d'expliquer et de prédire le comportement humain. Cette description du monde quotidien de l'expérience vécue englobe donc les actions, les mémoires, les fantaisies, les perceptions et les rêves. C'est donc une méthode qui récuse toute rationalité, toute hypothèse ou concept a priori, toute grille d'analyse pré-établie et tout énoncé de lois a posteriori.

La phénoménologie postule ainsi un principe intangible pour elle: "toute connaissance procède du monde de l'expérience et ne peut être indépendante de ce monde. Il n'y a pas un monde unique et objectif mais une pluralité de mondes". Sous cet angle la phénoménologie n'apparaît pas comme une anti-science irrationnelle mais davantage comme un rejet de l'absolutisme et de la dictature de la pensée scientifique positiviste sur toute autre forme de pensée. En d'autres mots la science n'est pas le seul moyen pour comprendre le monde. Au lieu de partir de théories, de concepts et de présupposés scientifiques, la phénoménologie décrit rigoureusement les mondes vécus de l'expérience humaine. La méthode phénoménologique fournit un nouvel éclairage sur les relations entre l'homme et la nature. Cette méthode met en relief les limites des approches quantitatives et positivistes. L'homme est l'ultime point de référence pour tous les objets et faits de nature; aussi le monde ne peut être compris qu'à partir des attitudes et des intentions de homme vis-à-vis de lui. Les faits ne sont pas les seuls objets de la connaissance. Les émotions, les sentiments, les sens et les images le sont aussi. La description phénoménologique n'est pas ébauchée à partir d'une simple observation mais elle est plutôt une démarche réfléchissante sur l'expérience.

L'accumulation des expériences aboutit à une authenticité, c'est-à-dire à des faits qui sont véritablement de leur auteur. Elles expriment une vérité profonde de l'individu et non des habitudes superficielles ou des conventions.
(...)
Le sens humain de espace terrestre (...) Elle va bien au-delà de la connaissance géographique scientifique ou de la connaissance géographique systématisée jusqu'à maintenant par les géographes. Prenant en compte le domaine périphérique tout entier, elle recouvre les idées géographiques, à la fois vraies et fausses, de toutes sortes de gens - pas seulement celles des géographes, mais aussi celles des fermiers et des pêcheurs, des hommes d'affaires et des poètes, des romanciers et des peintres, des bédouins et des Hottentots - et pour cette raison elle a nécessairement un lien avec des conceptions subjectives.
(...)
A la la frontière du monde matériel, où insère activité humaine, et du monde imaginaire, ouvrant sa symbolique à la liberté de l'esprit, nous rencontrons ici une géographie intérieure, primitive, où la spatialité originelle et la mobilité profonde de l'homme dessinent des directions, tracent des chemins vers un monde autre... L'expérience géographique si profonde et si simple invite l'homme à prêter aux réalités géographiques une sorte d'animation et de physionomie, où revit son expérience humaine intérieure ou sociale.
(...)
La réalité géographique pour l'homme, c'est d'abord là où il est, les lieux de son enfance, l'environnement qui le convoque à sa présence. Des terres qu'il foule ou qu'il laboure, l'horizon de sa vallée, ou bien sa rue, son quartier, ses déplacements quotidiens à travers la ville. Toujours solidaire d'une certaine tonalité affective, la réalité géographique ne requiert pas pour autant une géographie pathétique, un romantisme de la terre.
(...)
L'approche humaniste est éminemment égocentrique alors que la démarche néo-positiviste est libre de tout ego.
Source: André-Louis Sanguin, La géographie humaniste ou l'approche phénoménologique des lieux, des paysages et des espaces, Annales de Géographie, 1981, pp. 560-587
Commentaires

L'inconscient cognitif, par distinction avec l'inconscient freudien     le 25/08/2017

Comme le souligne Lionel Naccache dans son livre sur le nouvel inconscient, de nombreux aspects de la théorie freudienne ne trouvent pas de soutien ou simplement pas d’équivalent dans les sciences cognitives contemporaines, pas encore peut-être, mais moi, je crois que la division est un peu plus radicale que cela, et donc la notion de l’inconscient qui serait intelligent, qui serait doté en soi de l’intention, des désirs qui lui sont propres, l’idée que l’infantile est la source de tout l’inconscient, l’idée qu’il y a le processus actif de refoulement qui renvoie vers le non conscient des idées qui seraient dangereuses ou qui demanderaient être censurées, ces questions-là n’ont pas d’équivalent, à ma connaissance, dans la psychologie contemporaine. Pour éviter toute confusion avec les constructions théoriques freudiennes, vous avez vu que j’aime le terme d’inconscient cognitif qui était proposé par Kihlstrom ou tout simplement le terme neutre de non conscient qui réfère de façon absolument neutre à l’ensemble des processus qui s’exécutent en l’absence de prise de conscience de la part du sujet.
Source: Stanislas Dehaene, conférence intitulée: L'inconscient cognitif : une introduction historique et critique, janvier 2009, Collège de France.
Commentaires

Corps objet, corps machine ou corps ressenti?     le 13/08/2017

Le corps-objet, objectivé, machine à maîtriser et dompter, a trop pris le pas sur le corps vécu – ce que la phénoménologie appelle le corps propre, le corps tel qu’on l’habite, non pas partie du monde, mais ce par quoi on est au monde. Ce corps vécu était repoussé par l’ancienne morale, car trop charnel. Il est également ignoré par la science moderne, car pas assez matériel. Cette symétrie dans le rejet devrait donner à réfléchir.
Source: Olivier Rey, La fatalité du corps, Revue: La lettre de l'enfance et de l'adolescence 2004/4 (no 58), pp 7-12
Commentaires

Fonction expressive, soulever le voile des sentiments     le 13/08/2017

Peut-on tout dire dans le cadre d’une séance d’hypnose ? Pourquoi pas. Mais si c’est une demande d’aide provenant du client, dont la souffrance se situe à ce niveau-là, c’est-à-dire d’un blocage au niveau de la fonction expressive, comment y répondre ? Je dirais que même un poète expert, qui a l’expérience d’avoir cherché à formuler ce qu’il ressent avec la précision la plus poussée, n’arrive pas à vraiment à tout dire de manière littérale. C’est pourquoi il se sert du pouvoir des métaphores, c’est-à-dire d’images qui font référence à une chose par ressemblance. Comme le soleil en tant qu’objet peut être utilisé pour évoquer la lumière, ou même la clarté au niveau psychique, c’est-à-dire une sensation bienfaisante, rassurante. Alors que le nuage noir pourrait au contraire symboliser une psyché chargée de problèmes, de doutes, d’insatisfactions.

Alors on prend une image pour dire une chose. Avec une limite cependant, car quand on est dans la métaphore on n’est pas précis. Si on a l’exigence de dire les choses avec précision il faut les situer dans l’espace et le temps. Il faut dire où ça c'est passé, quand ça c'est passé. C’est là où apparaît un autre concept, très aidant pour aider à situer une personne dans l’espace et le temps, qui est celui d’histoire de vie. Pouvoir visualiser sa vie comme une histoire, qui évolue, de chapitre en chapitre, voilà une sorte d’idéal de clarté, que je propose de tenir comme valable. En récitant l’un ou l’autre chapitre de son histoire de vie, une personne peut aussi utiliser des métaphores, pourquoi pas, mais alors celles-ci ne flottent pas dans une espèce de cadre irréel, au contraire elles sont directement liée à des lieux et des époques qui sont enregistrées dans la mémoire sous la forme d’une trajectoire de vie, linéaire, de la naissance au présent, ouvert sur la possibilité d’un futur.

Le questionnement ou auto-questionnement précis, sur la base des mots interrogatifs "qui", "quoi", "où", "quand", et même "comment", permettent de composer des énoncés dans un contexte où l'objectivité est en rapport avec une trajectoire de vie, c'est-à-dire à des événements historiques réellement vécus. J'ai évité la question "pourquoi", car celle-ci entraîne dans le domaine abstrait des conjectures, suppositions d'enchaînements de causes et d'effets qui ne sont pas forcément contrôlées par des faits. Evidemment, si les événements de la vie personnelle sont difficiles à raconter en tant qu'expériences marquantes car les sensations restées dans la mémoire sont encore si fortes qu'elles empêchent l'identification précise des choses à situer, il faut commencer par parler de cette sensation, et par le biais de métaphores. S'attarder sur une image, de la vérité d'une sensation pour éventuellement décerner, au bout d'un moment, quelques objets plus précis. Cette expression métaphorique, qui est celle du poète par excellence sert surtout à évoquer des sentiments et des sensations qui dépassent l'entendement. Les métaphores nous transportent, c'est d'ailleurs la signification étymologique du mot, qui vient du grec meta (au-delà, d'un lieu à l'autre) et pheros (porter). Mais les métaphores pquvent aussi transporter au-dedans, du moment qu'on les utilise en restant connecté à l'intention de rendre plus consciente la trajectoire de vie personnelle.
Source: Forum Saresca Hypnose
Commentaires

Manque d'efficacité au travail     le 10/07/2017

Qu'un individu puisse être empêché de se concentrer sur une tâche ou un enjeu important de sa vie, cela dépend souvent en partie du fait qu'une émotion gênante crée un blocage. En gros, c'est cette émotion qui envahit l'espace interne et empêche l'attention de circuler de manière fluide, c'est-à-dire en se focalisant en premier lieu sur les éléments de réalité qui pourraient constituer des ressources permettant d'atteindre des objectifs. L'émotion envahissante bloque toute tentative d'élaborer une stratégie gagnante. Alors, peut-on procéder à un rééquilibrage?

L'hypnose est une méthode qui agit en tenant compte de la présence de cette émotion, ce qui veut dire qu'elle est accueillie plutôt que rejetée, dans un premier temps du moins et dans l'idée qu'on parviendra à l'équilibrer. Qu'est-ce que la présence de cette émotion signifie? Il n'y a que la personne qui la ressent qui puisse vraiment le dire, si elle possède les mots pour cela. Et si les mots manquent, une alternative est possible pour accueillir néanmoins les dynamiques que cette émotion envahissante suppose: les associations d'images, c'est-à-dire des bribes de significations, encore éparpillées dans l'appareil perceptif, qui n'a pas intégré un phénomène en tant que descriptible sous la forme d'un énoncé qui se réfère à un sujet et des objets.

L'attention c'est cette part du mental connectée à la machine corporelle. Elle est donc sensible au fait qu'éventuellement des besoins primaires n'aient pas été suffisamment satisfaits, et parmi eux on peut compter aussi le besoin de sécurité. Dans les cas où le problème surgit en milieu professionnel ou familial, une analyse en profondeur permet souvent de voir de manière plus précise si le manque d'efficacité n'est un problème motivationnel en rapport avec le contexte. Dans ce cas, il apparaît que le fait d'avoir à agir dans un environnement perçu comme injuste fasse baisser la motivation, comme dans les cas de mobbing au travail. De même, dans le cas où il y aurait des tâches à accomplir perçues comme peu intéressantes, s'il s'agit d'un parcours de formation ou d'un travail sous contrat. En prenant en compte ces paramètres, l'accompagnateur qui tente d'aider grâce à la méthode hynpnotique, va généralement légitimer les réticences de la personne en demande d'aide, car il est très sain d'avoir en soi l'idée de justice et celle de travail intéressant. Simplement, ce qui peut être modulé grâce à l'hypnose, c'est une attitude moins émotive face aux dures réalités, lorsque celles-ci sont à déplorer, de sorte à garder une capacité réactive et stratégique pour se mouvoir à moyen terme en fonction des intérêts réels.
Source: Forum Saresca Hypnose
Commentaires

Concernant la sociothérapie, utilisée comme panacée     le 30/06/2017

Luigi Anèpeta propose une critique de la psychiatrie alternative, disant que cette approche tend à vouloir soigner les gens atteints de maladies mentales en leur proposant de vivre des expériences socialement significatives.

La sociothérapie intensive, telle qu'elle est souvent pratiquée, comme alternative à la médicamentation chimique ou à l'internement, dans les cas psychiatriques, pourrait bien constituer un projet qui finit par créer une sorte de sur-adaptation sociale de personnes fragiles dans leur psychisme, qui sont en quelque sorte "mises à l'abri de leur monde intérieur à travers le renforcement d'un réseau d'interaction (avec les opérateurs, les autres patients, les amis, les gens de la famille, les collègues de travail, etc.) dans l'idée que c'est uniquement ainsi qu'elles pourront avoir un contact avec la réalité. (...) Comme si seule la capacité d'avoir des relations sociales était l'expression des parties saines de leur personne, ce qui pouvait leur garantir d'être à l'abri de leurs cauchemars internes".

Il se pourrait donc que cela ne marche pas très bien, s'il est vrai que ces personnes malades, pour se sentir mieux, "ont besoin d'une explication concernant les nœuds et les dynamiques conflictuelles qu'ils impliquent, et dont la solution peut certes être facilitée par un environnement favorable, mais doit quand même en dernier lieu advenir dans le registre de la subjectivité ou de l'intersubjectivité".

"Parmi les besoins des patients il y a aussi celui de comprendre le rapport entre l'histoire sociale et leur propre subjectivité, c'est-à-dire ce qui advient au sein de leur propre espace interne, quelles sont les dynamiques psychologiques qui le tourmentent, quelle est la signification des symptômes qui l'affligent, qu'est-ce qu'ils peuvent faire activement pour les dénouer."


Mon commentaire: certes, dans le cadre de l'hypnothérapie ericksonienne, il n'est pas question de guérir des maladies mentales, ni même de les identifier. Cependant il arrive que des clients ont derrière eux un vécu "psychiatrique" pour lequel ils ont déjà été en traitement et dont ils portent en eux le souvenir conscient. Parfois le "trouble" est encore actuel, mais quoiqu'il en soit, dans le cadre d'une séance d'hypnose, ce qu'il est possible de faire c'est tout au plus à faire l'exploration attentive du monde interne et trouver des connexions entre ce qui est ressenti avec des symboles. Et si les symboles n'apparaissent pas encore de manière claire, la façon de procéder, dans un certain flou verbal, conduit néanmoins à marquer durablement l'imaginaire, par des sensations ancrées, ce qui ultérieurement risque bien de produire des symboles, purement subjectifs, créés dans la coopération du conscient et de l'inconscient, dans un travail interne.
Deuxièmement, l'hypnothérapie ne propose pas une méthode permettant de découvrir directement des causes aux symptômes, par le biais d'explications rationnelles exhaustives, cependant elle tire le client vers ce qui est profond dans sa compréhension subjective, justement dans un processus de compensation de ce qui a cours dans l'effort d'adaptation sociale, dans la vie en général, quand ce qui est bien ou mal, désirable ou non, dépend de normes externes.

Source: Luigi Anèpeta: Al di là della Psichiatria. Proposta di un modello alternativo, 2009, conférence à Rome
Commentaires

Page :  1    2    3    4    5    6    7    8    9    10  
Total Hits: 85357