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Quand cela fait de l'effet

Il faut parfois plusieurs séances pour obtenir un résultat palpable, si on s'est fixé un objectif, mais dans tous les cas une avancée sera faite dans le sens du développement de l'individuation, c'est-à-dire l'autorité intérieure (article lié).

Pour ce qui concerne les divers champs d'application, vous pouvez tenter ici de faire le test

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Savoir attendre pour que la vie change

Hypnothérapeute après avoir été psychanalyste, François Roustang considère que l'essentiel dans la relation thérapeutique est de trouver un point d'appui à partir duquel induire le changement. Tout en conduisant ses patients, F. Roustang leur laisse toute liberté, y compris celle de ne pas vouloir changer. Chez le thérapeute, il préconise « l'indifférence au succès » qui, loin d'être une absence, redonne le pouvoir au patient. « Pourquoi le thérapeute devrait-il vouloir des succès auxquels ses patients ne tiennent guère ? », interroge-t-il, soulignant l'ambiguïté de bien des demandes de soins.

Dans sa pratique de l'hypnose, il insiste sur le renoncement à tout diagnostic, interprétation des symptômes et des résultats : « Ce que viennent chercher les patients, c'est l'autorisation de transformer leur existence. » Au thérapeute, qu'il compare à un notaire, de faciliter cette prise de risque par sa présence qui nécessite ce qu'il nomme « l'impersonnalité », la « condition de l'invention et de la réinvention de l'existence, ce que nous appelons le changement ».

Renonçant au pourquoi et à la réflexion, et chez le patient, à la rumination, il explique sa conception de l'hypnose comme une mise en mouvement, et récuse le soupçon de « mise en conformité » que certains psychanalystes jettent sur elle. Les transformations induites par la « transe » font place à l'action comme remède au mal-être et à la souffrance. « Surtout ne pas penser, laisser la vie multiforme nous conduire », suggère-t-il.
 Martine Doriac, Revue Sciences humaines 2006 (Qu'est ce que l'amour?)

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Critique de la néopsychiatrie (médicalisation chimique)

Luigi Anepèta est un psychiatre fortement engagé dans la défense de l'antipsychiatrie, c'est-à-dire la possibilité de donner une autre définition de la maladie mentale et par conséquent un autre traitement. Il propose d'envisager que la néopsychiatrie est une mystification idéologique qui conduit à des abus dans la médicalisation chimique. La vision néopsychiatrique ramène les problèmes psychiques à une "maladie mentale", due à l'excès ou au défaut de substances chimiques. Cette codification s'est si bien divulguée qu'elle est désormais banalisée, acceptée dans le sens commun. Cependant c'est surtout l'avidité des grandes industries pharmaceutiques qui est ainsi satisfaite, tandis que le soulagement à la souffrance des personnes souffrant de perturbations psychiques n'est traité que superficiellement.

Anèpeta soutient que le prestige des solutions amenées par la néopsychiatrie est rendu possible du fait que la population attend une solution radicale et "magique" au problème des dérangements psychiques. Mais si on creuse un peu la question de la validité des paradigmes explicatifs, on peut aisément constater les points faibles de ce modèle. Malheureusement la conscience critique sur cette question n'est pas encouragée, puisque les mass-médias continuent à véhiculer des flux d'informations qui présentent toujours de manière avantageuse les nouvelles découvertes proposées selon la logique néopsychiatrique, en confirmant à chaque fois l'idée que les facteurs génétiques et biologiques sont déterminants dans toutes les types de désordres psychiques. "L'angoisse et la dépression ne sont plus des syndromes, c'est à dire des formes névrotiques non structurées, mais bien des dysfonctions" traitées directement. C'est un peu comme si les médecins se contentaient de traiter la fièvre, par des médicaments destinés à la faire baisser, sans comprendre en quoi elle est l'effet visible d'une autre pathologie qui couve.

Pour Anèpeta "les conflits psychodynamiques, quelle qu'en soit la genèse, représentent un potentiel évolutif", c'est-à-dire la possibilité d'atteindre un niveau de développement plus haut, compte tenu qu'il y a une dualité potentiellement en conflit en tout humain, la part sociale et la part individuelle. L'être humain est doté d'une double nature, qui est à l'origine des tensions psychiques qui l'agitent parfois: "il s'agit d'un animal radicalement social qui vit du début à la fin dans une interaction perpétuelle avec les autres, mais en même temps, il est doté d'une identité individuelle, une vocation à être d'origine génétique et un besoin d'individuation". "Il a donc besoin d'appartenir et s'intégrer au groupe avec lequel il interagit, mais en même temps, de se différencier au point de sentir que ses choix de vie sont dictées par sa propres volonté et expriment sa liberté".

Pour expliquer en quoi la pathologie est un symptôme de vitalité intérieure refoulée d'un moi qui "tout en poursuivant son individuation, doit quand même composer avec le milieu social et avec le monde tel qu'il est représenté intérieurement", Anèpeta utilise la métaphore du tremblement de terre. Les réactions psychiques intenses sont à comprendre comme des manifestations de l'inconscient dynamique, qui va tenter d'extérioriser l'énergie d'un jet, dans une tentative de guérison de ce qui se trouve en dessous et qui avait été blessé ou était en prise à des conflits: "ce sont des messages significatifs que l'inconscient lance à la conscience pour lui faire part qu'il y a des problèmes à résoudre".

Anèpeta insiste particulièrement sur le fait que la néopsychiatrie, en fondant sa méthode sur l'idée de "vulnérabilité génétique", facilement traduisible en termes biochimiques, minimise de façon drastique la reconnaissance du fait que ce sont des expériences subjectives et sociales qui sont très souvent à l'origine des troubles. Ils ont le défaut d'interpréter les manifestations "explosives" de l'inconscient comme des signaux d'un déséquilibre naturel. Ils laissent croire que la maladie mentale est de même nature que la maladie somatique et que celle-ci ne dépend pas du rapport entre le sujet et le monde social ou n'a rien à voir avec l'effort d'individuation et les conflits que cela suppose.

"Si le moi était en état de décoder les symptômes en leur attribuant leur juste signification une grande partie du mal-être psychique fondrait comme neige au soleil, ou mieux, il se traduirait en problèmes à résoudre". Mais... "il advient que la conscience, entichée du mythe de son unité, ne peut décodes les messages qui parviennent de l'inconscient et d'autant moins les accueillir comme étant les expressions de subjectivités impersonnelles y habitant".

Note de Saresca: Un sujet qui chercherait à comprendre par lui-même ce qui se passe en profondeur, risque de mal interpréter les messages de son propre inconscient et de se retrouver encore plus déboussolé. C'est donc ici qu'un accompagnement thérapeutique par le dialogue, même en état d'hypnose légère, peut se révéler bien plus fructueux que la méthode d'équilibrage automatique par des médicaments chimiques. C'est quand le thérapeute arrive à canaliser l'attention sur l'aspect psychodynamique et vital des messages de l'inconscient que quelque chose peut se débloquer.

Résumé de la première partie du texte de Luigi Anèpeta: Al di là della Psichiatria. Proposta di un modello alternativo, 2009, conférence à Rome

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L'individuation chez Jung

"L'individuation est un processus, c'est tout un travail qui demande tout un temps, un work in progress, qui progresse comme il peut, et comporte deux dimensions, deux mouvements, au moins. Un premier mouvement qui consiste à se dégager, à se distancier, à se différencier d'un inconscient collectif, impersonnel dont on provient et auquel on peut toujours, bien sûr, rêver de revenir. Et un second mouvement, en fait concomitant du premier, qui consiste à établir un rapport, le plus juste possible, avec cela même dont il nous a fallu nous différencier en nous humanisant."
Source: Gaillard Christian, « Le bipède s'étonne », Cahiers jungiens de psychanalyse, 3/2008 (N° 127), p. 58-72. http://www.cairn.info/revue-cahiers-jungiens-de-psychanalyse-2008-3-page...

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