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Parler de soi

Parler de soi

(poème hypnotique incitant à se connaître soi-même)

Si les mots ne viennent pas quand on voudrait parler de soi, c’est qu’ils ont disparu

Ou qu’ils n’ont jamais été enseignés
ou alors peut-être que quelqu’un les a empruntés,
et ne les a pas restitués.

Le mal-être qui n’a pas de mots pour se dire c’est comme un coussin qui n’a pas de lit sur lequel se poser.

A quoi peut-il bien servir ? Comment l’utiliser ?

Le décor extérieur est comme le décor intérieur.

Si les mots parlent de la réalité,
comment les trouver pour qu’ils expliquent
ce qui est invisible, au dedans ?

Où aller pêcher le sons des lettres
qui disent la vérité sur le ressenti ?

Et pourquoi pas dans les images ?

Justement, le dessin est souvent
comme une première étape
pour commencer à tisser cette toile de symboles
qui alimentent les bases du langage,
qui au fil du travail deviendra
de plus en plus touffu
de plus en plus logique et impératif,
avec des messages palpables, urgents,
qui ne se laisseront plus mettre de côté
et diront comment atteindre les hauteurs.

Et pourquoi ne pas tenter de parler de soi
par le détour d'une deuxième personne,

comme si un interlocuteur se trouvait là, en face
porteur des mêmes sentiments
et ressentis face aux problèmes de la vie ?

Pourquoi ne pas se lancer dans un échange?

Pourquoi ne pas le prolonger,
jusqu'à bien savoir de quoi il en retourne?

Et pourquoi finalement rester dans la complexité humaine?

Si on peut parfois s’imaginer qu’on est un arbre
on verra que c’est lui, dans sa droiture et sa nature,
avec ses besoins élémentaires,
qui va montrer ce qui va dans le sens de la vie
et contrairement ce qui la perturbe.

Et si l’arbre apparemment si tranquille
n’a pas de désirs
peut-être alors qu’il faudra lui en imaginer
pour qu’il puisse véritablement nous représenter
consciemment
et que le dialogue avec lui puisse porter ses fruits.

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Concernant la sociothérapie, utilisée comme panacée

Luigi Anèpeta propose une critique de la psychiatrie alternative, disant que cette approche tend à vouloir soigner les gens atteints de maladies mentales en leur proposant de vivre des expériences socialement significatives.

La sociothérapie intensive, telle qu'elle est souvent pratiquée, comme alternative à la médicamentation chimique ou à l'internement, dans les cas psychiatriques, pourrait bien constituer un projet qui finit par créer une sorte de sur-adaptation sociale de personnes fragiles dans leur psychisme, qui sont en quelque sorte "mises à l'abri de leur monde intérieur à travers le renforcement d'un réseau d'interaction (avec les opérateurs, les autres patients, les amis, les gens de la famille, les collègues de travail, etc.) dans l'idée que c'est uniquement ainsi qu'elles pourront avoir un contact avec la réalité. (...) Comme si seule la capacité d'avoir des relations sociales était l'expression des parties saines de leur personne, ce qui pouvait leur garantir d'être à l'abri de leurs cauchemars internes".

Il se pourrait donc que cela ne marche pas très bien, s'il est vrai que ces personnes malades, pour se sentir mieux, "ont besoin d'une explication concernant les nœuds et les dynamiques conflictuelles qu'ils impliquent, et dont la solution peut certes être facilitée par un environnement favorable, mais doit quand même en dernier lieu advenir dans le registre de la subjectivité ou de l'intersubjectivité".

"Parmi les besoins des patients il y a aussi celui de comprendre le rapport entre l'histoire sociale et leur propre subjectivité, c'est-à-dire ce qui advient au sein de leur propre espace interne, quelles sont les dynamiques psychologiques qui le tourmentent, quelle est la signification des symptômes qui l'affligent, qu'est-ce qu'ils peuvent faire activement pour les dénouer."

Luigi Anèpeta: Al di là della Psichiatria. Proposta di un modello alternativo, 2009, conférence à Rome

Mon commentaire: certes, dans le cadre de l'hypnothérapie ericksonienne, il n'est pas question de guérir des maladies mentales, ni même de les identifier. Cependant il arrive que des clients ont derrière eux un vécu "psychiatrique" pour lequel ils ont déjà été en traitement et dont ils portent en eux le souvenir conscient. Parfois le "trouble" est encore actuel, mais quoiqu'il en soit, dans le cadre d'une séance d'hypnose, ce qu'il est possible de faire c'est tout au plus à faire l'exploration attentive du monde interne et trouver des connexions entre ce qui est ressenti avec des symboles. Et si les symboles n'apparaissent pas encore de manière claire, la façon de procéder, dans un certain flou verbal, conduit néanmoins à marquer durablement l'imaginaire, par des sensations ancrées, ce qui ultérieurement risque bien de produire des symboles, purement subjectifs, créés dans la coopération du conscient et de l'inconscient, dans un travail interne.
Deuxièmement, l'hypnothérapie ne propose pas une méthode permettant de découvrir directement des causes aux symptômes, par le biais d'explications rationnelles exhaustives, cependant elle tire le client vers ce qui est profond dans sa compréhension subjective, justement dans un processus de compensation de ce qui a cours dans l'effort d'adaptation sociale, dans la vie en général, quand ce qui est bien ou mal, désirable ou non, dépend de normes externes.

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